chez Julie

des livres , de la gourmandise , des voyages , des émotions

25 juin 2008

Margherita Dolcevita

De Stefano Benni. Traduit de l'italien par Marguerite Pozzoli.Actes Sud. 2008

            Présentation de l'éditeur :Quinze ans, quelques kilos en trop et un (grand) cœur qui bat sur un rythme atypique, voici Margherita Dolcevita, la nouvelle héroïne de Stefano Benni.
Un père bricoleur acharné, une mère qui fume des cigarettes virtuelles, deux frères, l'un fana de foot, l'autre de mathématiques, un grand-père qui avale des yaourts périmés pour se mithridatiser, et un chien indéfinissable, Roupillon : c'est la famille de Margherita, habitant un dernier reste de campagne, aux portes d'une petite ville comme tant d'autres. Quant à Margherita, elle écrit des poèmes et dialogue avec la Petite Fille de poussière, un fanôme qui hante une maison frappé et, il y a longtemps, par un bombardement.
Mais un jour apparaît, juste en face, un énorme Cube noir et menaçant. Il s'agit des nouveaux voisins, les Del Bene, image d'une "modernité" maléfique qui fait voler en éclats la vie paisible de l'adolescente. Seul Angelo, leur fils aîné, un beau "vampire blond", tente de se soustraire à la vie hypocrite de ses parents.
Jusqu'au bout, Margherita, qui a découvert les activités louches des Del Bene, se battra pour "notre miette de justice", avec son humour, avec son intelligence et son refus des stéréotypes, qui font d'elle une sorte de Zazie italienne.

EnOrMe coup de coeur pour ce livre !!!!! C'est un petit bijou d'humour, de folie, de tendresse et de fantaisie. Ce livre m'a amené un peu de fraicheur ces derniers jours où les températures sont caniculaires ( oui même trés haut en montagne !) Stefano Benni campe de manière magistrale cette ado de 15 ans, amoureuse des mots (elle en invente même et c'est vraiment drôle), des livres et de la nature qui va défendre becs et ongles sa famille envers leurs voisins beaucoup trop envahissants. Les descriptions des membres de sa famille sont désopilantes en particulier celle de Roupillon le chien " un composé arcimboldien". Les personnages de la famille Del Bene sont aussi bien croqués. L'ensemble est unique et magique.
L'auteur mélange les genres : policier, fantastique et comédie pour dénoncer la société moderne basé sur le paraitre, l'ultra sécurité, l'ultra aseptisé  ( la famille Del Bene respire de l'air biobonifie hygiénisé dans leur maison high tech..) L'histoire est complétement farfelue mais qu'est ce que c'est intelligent et bon..Je n'ai qu'une hâte : découvrir les nombreux autres romans et nouvelles de Stefano Benni.Come meraviglioso libro

L'avis de Cathulu enthousiaste aussi.

La critique de AtoutLivres

Un interview trés intéressante de l'auteur sur Evene

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19 mai 2008

La Réserve

de Russel Banks.traduit de l'américain par Pierre Furlan. Actes Sud. mars 2008. 23euros

La RéservePrésentation de l'éditeur
Quand en juillet 1936 le peintre Jordan Groves rencontre pour la première fois Vanessa Cole, lors d'une soirée donnée par le célèbre neurochirurgien new-yorkais dont elle est la fille adoptive, dans son luxueux chalet construit dans "la Réserve", en bordure d'un lac des Adirondacks, il ignore qu'il vient de franchir, sans espoir de retour, la ligne qui sépare les séductions de la comédie sociale et les ténèbres d'une histoire familiale pleine de bruit et de fureur. Très loin de là, en Europe, l'Histoire est en train de prendre un tour qui va bientôt mettre en péril l'équilibre du monde. Déjà, certains intellectuels et des écrivains, tels Ernest Hemingway ou John Dos Passos, un ami de Jordan Groves, ont rejoint l'Espagne de la guerre civile afin de combattre aux côtés des républicains. Si attaché qu'il soit à sa femme et à ses deux jeunes garçons, ou aux impératifs d'une carrière artistique déjà brillamment entamée, Jordan ne peut longtemps se soustraire à l'irrésistible attraction qu'exerce sur lui la sulfureuse Vanessa Cole, personnalité troublante et troublée, prétendument victime, dans son enfance, d'agissements pervers de la part de ses insoupçonnables parents. Au sein du cadre majestueux et sauvage d'une nature préservée pour le seul bénéfice de quelques notables de la société new-yorkaise, les feux d'artifice célébrant la fête de l'Indépendance ont éclaté dans le même ciel que traverse, de l'Allemagne à l'Amérique, le zeppelin Hindenburg bardé de croix gammées et d'où s'abattront aussi les bombes qui vont détruire Guernica... Sur les rives du lac, Jordan Groves et Vanessa Cole s'approchent l'un de l'autre, l'avenir du premier déjà confisqué par le passé de la seconde, pour explorer leurs nuits personnelles dont l'ombre s'étend sur chacun de ceux qui les côtoient

C'était ma première lecture d'un roman de Russell Banks. Et le résultat est que je suis plutôt mitigée. Disons que l'histoire ne m'a pas transportée. Je n'ai pas cru un seul moment à la folie de Vanessa Cole. Les abus dont elle aurait été victime enfant ne sont pas évoqués ou à peine. Je me suis pas non plus attachée au personnage de Jordan Groves. L'artiste , féru de littérature et coureur de jupons ne m'a pas touché dans sa fascination pour Vanessa. J'avais aussi esperé un contexte historique plus présent comme l'indiquait le résumé. Il est à peine évoqué dans quelques chapitres intercalés dans le fil de l'histoire.
Reste un décor grandiose digne d'un film de cinéma. Les lacs , les montagnes de la région des Adirondaks sont décrits superbement et grace à la puissante écriture de Russell Banks on s'y croirait à bord de cet hydravion. C'est d'ailleurs le style de l'auteur qui m'a permis de poursuivre la lecture du livre. J'ai beaucoup aimé son écriture. Pour cette raison, je lirai dès que possible "American Darling" ou "De beaux lendemains" qui recueillent des éloges un peu partout.

La critique d' Amanda , mitigée elle aussi

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25 avril 2008

Le treizième conte

de Diane Setterfield. traduit de l'anglais par Claude et Jean Demanuelli.Pocket. 562 pages.

Le Treizième Conte

Quatrième de couverture : Vida Winter, auteur de best-sellers vivant à l'écart du mond, s'est inventé plusieurs vies à travers des histoires toutes plus étranges les unes que les autres et toutes sorties de son imagination. Aujourd'hui âgée et malade, elle souhaite enfin lever le voile sur l'extraordinaire existence qui fut la sienne. Sa lettre à sa biographe Margaret Lea est une injonction : elle l'invite à un voyage dans son passé, à la découverte de ses secrets. Margaret succombe à la séduction de Vida mais, en tant que biographe, elle doit traiter des faits, non de l'imaginaire ; et elle ne croit pas au récit de Vida. Les deux femmes confrontent les fantômes qui participent de leur histoire et qui vont les aider à cerner leur propre vérité. Dans la veine du célèbre Rebecca de Daphné Du Maurier, ce roman mystérieux et envoûtant est à la fois un conte gothique où il est question de maisons hantées et de sœurs jumelles au destin funeste, et une ode à la magie des livres.

Encensé sur la blogosphére, j'ai hésité à m'y plonger. Je suis pas trés friande de l'ambiance britannique 19ième siècle. Aprés un 1er abandon au bout d'une centaine de pages , je m'y suis replongée pour ne plus le lacher.Le récit de la fantasque Vida Winter nous entraine dans une lourde histoire de familles où il est question de soeurs jumelles, de fantômes, de jardins , d'amour fraternel (trop) fort, de non-dits et bien sur de littérature.Le pouvoir des livres est magistralement décrit dans plusieurs passages. On est littéralement happé par une écriture riche et puissante, remplie de figures de styles. On veut connaitre la vérité et on est comme Margaret Lea, a essayer de démeler le vrai du faux. Car tout le long du roman on navigue à la limite de l'étranger , de l'irréel jusqu'au dénouement inattendu.
A savourer avec délectation.

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06 mars 2008

Battements d'ailes

de Milena Agus ( traduit de l'italien par Dominique Vittoz). Liana Lévi.15€.février 2008

Battement d’ailes      

Un lieu enchanteur en Sardaigne. Sur la colline qui domine la mer, au milieu des terres arrachées au maquis, se tient la maison de Madame, dernier bastion de résistance aux barres à touristes. Seule, décalée dans ses robes bizarres cousues main et son naïf refus de l'argent, Madame est hors normes. Quand la nervosité la gagne, que malgré les rites magiques le grand amour se dérobe, elle dévale les deux cents mètres du chemin escarpé jusqu'à la plage et nage vers le large. Madame dérange, mais pas sa jeune amie de quatorze ans et son grand-père, ni le fils aîné des voisins qui ne suit pas la route tracée par ses parents. Eux savent...

J'avais laissé filé Mal de pierres , son premier roman,véritable coup de coeurs des libraires en 2007. Cette fois-ci pas question de louper ce petit bijou de l'auteure sarde Milena Agus. Un roman donc court , tout juste 150 pages, mais intense en émotions. Madame est une héroine atypique , complétement hors normes, comme je les aime. Elle mène sa vie comme elle l'entend , ne cédant pas aux sirènes des promotteurs immobiliers qui voudrait transformer ce petit coin de Sardaigne en usine à touristes. Madame est originale , mais elle aussi à la recherche de l'amour comme chaque être humain. Madame a des amants mais est elle faite pour vivre avec un homme.
Un texte plein de poésie , de délicatesse sur ceux qui refusent la conformité , sur ces être singuliers qui donnent un peu de sel à la vie.

Extrait " ..il dit que dans la vie nous déployons beaucoup d'effort pour nous conformer aux idées reçues, qui nous semblent les meilleures parce que la plupart des gens s'y rangent, alors que trés souvent nous ferions mieux d'utiliser cette énergie pour changer l'opinion commune , et qu'il faut bien que quelqu'un commence.."

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03 mars 2008

Soleil de minuit.

de Vendela Vida. traduit de l'anglais (Etats-Unis) par Adèle Carasso. Ed de l'Olivier.21€. février 2008

Soleil de minuit

Quatrième de couverture :À la mort de son père, Clarissa, une jeune Américaine, découvre que ce dernier n'est pas son géniteur biologique. Quatorze ans plus tôt, sa mère, Olivia, a disparu sans laisser de traces. Déboussolée, elle décide de retrouver son vrai père, lequel s'avère être un pasteur finlandais vivant en... Laponie! Clarissa se met en route. Direction: le cercle polaire. De rencontres en révélations sur le mystère de sa naissance, elle rassemble les morceaux du passé de sa mère et du sien.
Dans ce pays où le soleil ne se lève jamais, Clarissa va redonner un sens à son destin.

Peut on se construire sans savoir d'où l'on vient ? Voilà la question que pose ce roman . Un roman qui nous parle de la famille, des origines , la quête de soi . Théme de prédilection de Vendela Vida qui en parlait deja dans son premier roman " Sans gravité" . En allant au dela du cercle polaire , Clarissa va découvrir son passé . Elle va apprendre beaucoup de choses sur ses origines mais d'autres questions vont rester sans réponses. Un roman donc plutot trouble dans une atmosphére oppresante. L'héroine qui à la suite de son voyage affirmera " Quand j'entendrais les gens dire qu'on ne peut pas tout recommencer, qu'on ne peut pas échapper au passé, je penserai " on peut, on doit " "  Ce qui n'empechera Clarissa de reproduire le schéma de sa mère.

Une lecture donc plutot agréable avec une écriture facile et plaisante. En prime un bon dépaysement en Laponie avec les Samis .

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31 janvier 2008

" Sept ans d'aventures au Tibet" de Heinrich Harrer

Vous avez tous vu le sublimisse film " 7 ans au Tibet" de Jean Jacques Annaud qui raconte la rencontre entre Heinrich Harrer, un alpiniste nazi et le Dalai Lama alors enfant. Tous deux vont se lier d'une trés forte amitié. Ce film m'avait bouleversé notamment parce qu'il traite de l'invasion du Tibet par la Chine . Et quand on connait la situation actuelle , c'est encore plus révotant. lLes paysages , les décors sont tout simplement grandioses. De plus, Brad Pitt joue l'un de ses plus beaux rôles au cinéma.

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Ce film est tiré d'une histoire vraie et cette histoire a été écrite par Heinrich Harrer lui même , un livre qui a été longtemps épuisé.

Et voilà qu'il vient tout juste d'être réédité chez Arthaud. Un vrai bonheur !!!!!

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Quatrième de couverture : Trois évasions en Inde pendant la Seconde Guerre mondiale. Deux traversées de I'Himalaya, une marche interminable sur les hauts plateaux désolés du Changtang, cinq ans à Lhassa, la ville interdite, où Heinrich Harrer devient le confident et le professeur de l'actuel dalaï-lama alors enfant... Ce livre d'aventures est aussi le récit d'une quête rédemptrice, qui voit un alpiniste autrichien inscrit à la SS devenir le défenseur des peuples opprimés. C'est sur le Toit du monde que Harrer trouve son salut, sa vraie patrie. Cinquante-cinq ans après sa parution, ce document sur un Tibet perdu représente un document irremplaçable. Traduit en cinquante langues, lu par des dizaines de millions de lecteurs depuis sa parution en 1952. Sept ans d'aventures au Tibet a été porté à l'écran en 1997 par Jean-Jacques Annaud

Biographie de l'auteur :Heinrich Harrer, alpiniste autrichien, participe aux jeux Olympiques de 1936. Il réalise la première ascension de la face nord de l'Eiger en Suisse et est salué par le nouveau régime comme un héros. Il accompagne le succès du parti nazi en Autriche et devient membre de la SS. Lorsque la Seconde Guerre mondiale se déclare, Harrer, alors aux Indes britanniques pour préparer l'ascension du Nanga Parbat est interné par les autorités. Il réussit à s échapper en 1944 et se réfugie au Tibet. Dix ans plus tard, il est le premier à parvenir au sommet du mont Déborah en Alaska. En 1962, il conduit l'expédition qui réussit la première ascension de la pyramide Carstensz en Nouvelle-Guinée occidentale, le point culminant de l'Océanie. Henrich Harrer est décédé le 7 janvier 2006. à l'âge de 93 ans.

extrait de Amazon.fr

Ce livre a bien sur atteri sur les étagères de ma bibliothèque et fera parti de mes prochaines lecture ( une fois que j'aurai fini le tome 2 de Millénium ( en passant, quel régal !!) et les solitudes additionnées de Gael Chatelain : un 1er roman trés prometteur ).

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18 novembre 2007

Arlington Park. Rachel Cusk

Ce livre , je l'avais emmené , pour mes vacances en Grèce en septembre. Je pensais passer un bon moment sur les plages kalymniotes, je me suis plutot ennuyée à la lecture de ce livre dont la quatrième de couverture semblait prometteuse :

" Les femmes d'Arlington Park-une banlieue résidentielle en Angleterre ont tout pour être heureuse. En apparence. Car il n'en est rien. Derrière ces vies tirées au cordeau, frustations, jalousies, déceptions règnent sans partage. Juliet Randall, Maisie Carrington, Amanda Clapp, Solly Keir-Leigh: chacune à le sentiment d'être passée à côté de sa vie. Chacune tente de se révolter, de résister à la banalité, au passage du temps qui émousse les désir, fane la beauté et affaiblit les êtres. Fille spirituelle de Virginia Woolf et de Nathalie Sarraute, Rachel Cisk raconte vingt-quatre de la vie de ces femmes. On entre dans leur cuisine, on les suit au supermarché, dans une cabine d'essayage? On penetre aussi dans leur conscience et leurs pensées.

Arlington Park dynamite les clichés sur la famille, le couple, la maternité avec une lucidité dévastatrice. C'est un champ de bataille que Rachel Cusk nous montre, un monde barbare jusqu'à la moelle"

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Je m'attendais sans doute trop à une ambiance survoltée à la sauce " Desperate Housewives " Que nenni ! la vie des cinq femmes anglaises est morne et ennuyeuse. Entre l'heure des mamans à la sortie de l'école, le café prise chez untelle,on assiste à des scènes surréalistes comme dans la cabine d'essayage d'un grand magasin où nos héroines "philosophent" sur la couleur d'un vetement. Bref leurs préoccupations ne semblent pas si existentielles que ça mais plutot bassement matérielles. Je n'ai pas eu l'impression que ces femmes voulaient changer quoique ce soit dans leur vie. Plutot résignées que revoltées. Vous l'aurez compris je ne me pas suis apitoyée sur le sort de ces anglaises.

Posté par julieco à 18:21 - romans étrangers - Commentaires [0] - Permalien [#]
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