24 juin 2008
La fabrique de souvenirs
de Philippe Pollet-Villard. Flammarion. 2008
" Mon père, je m'en souviens, n'était pas présent le jour de ses obsèques. Quand je dis qu'il était absent, je ne parle pas de mon père en général, tout le monde est absent le jour de sa cérémonie funèbre, bien sûr. Je parle du corps de mon père en particulier. Son corps, le corps de mon père n'était pas présent dans l'église ce jour-là. Tel Houdini le grand magicien se libérant d'un coffre et de ses chaînes au fond de l'océan, mon père avait réussi malgré lui cet exploit faramineux de ne pas être là une dernière fois, dans cette église de La Clusaz. Ni lui, ni son cercueil, ni rien ".
Note de l'éditeur :Philippe Pollet-Villard nous raconte sa drôle de famille, cette drôle d'usine qui s'appelait La Fabrique de souvenirs, dans ce drôle de village de Haute-Savoie. Sa drôle d'enfance dans les années 70 et puis ce drôle de père surtout, qui n'en finira jamais de s'en aller.
L'éditeur emploie 5 fois l'adjectif "drôle" dans la présentation de l'ouvrage. Je n'ai pas du tout trouvé ça drôle ou alors dans le sens "bizarre" mais pas "amusant". La vie dans cette vallée de Haute-Savoie était d'un ennui mortel pour l'enfant que fut Philippe Pollet-Villard, cancre, turbulent et solitaire. Il grandit sans la complicité, le regard bienveillant de son père. Même les descentes de ski-activité incontournable de tous les petits montagnards- ne sont pas une partie de plaisir partagé entre le papa et son fils. Puis l'infidélité du père rompt inévitablement l'équilibre familial. Philippe perd définitivement contact lorsqu'il part à Madagascar lancer une affaire de meubles.
A l'occasion de son enterrement, il se remémore les souvenirs.
Je m'attendais à être touchée, amusée, emportée mais non j'ai eu du mal à terminer le livre. Le ton est monocorde, l'écriture est poussive. Je me suis ennuyée. Il y a des souvenirs mais pas de sentiments,d'émotions et pas de regrets. J'aurai aimé un livre sur le lien fort entre père/fils. Dommage
La critique sur Arte.fr ici
Une interview de l'auteur là
Commentaires
Dommage pour toi et tant mieux pour ma LAL ;-)





